Je crois que je comprends enfin ce que je veux vraiment transmettre dans mes bains de forêt.
Cet été, quelque chose m’a profondément touchée.
La chaleur extrême.
La sécheresse.
Les forêts qui brûlent.
J’ai ressenti une tristesse et une impuissance difficiles à expliquer.
Comme si je voyais souffrir quelqu’un qui m’était proche.
Et je me suis demandé pourquoi cela me touchait autant.
J’ai eu besoin de m’éloigner des actualités, de couper un peu avec les images, les informations, le flot de nouvelles… et de retourner dans la nature.
Pas pour fuir.
Mais pour retrouver ma place.
Parce que je crois que nous avons oublié quelque chose d’essentiel.
Pendant des siècles, notre société a construit une vision très anthropocentrique du monde : l’être humain au sommet, et la nature autour de lui, comme une ressource à exploiter pour répondre à ses besoins.
Une vision héritée notamment de certaines conceptions philosophiques de l’Antiquité, puis renforcée au Moyen Âge par la pensée chrétienne et l’idée d’une place particulière de l’être humain dans la création.
Mais aujourd’hui, j’ai envie de regarder les choses autrement.
Et si nous n’étions pas au-dessus de la nature ?
Et si nous étions simplement un vivant parmi les vivants ?
Un arbre n’est pas seulement du bois.
Une forêt n’est pas seulement une ressource.
La nature n’est pas seulement là pour nous apporter de l’oxygène, du calme ou du bien-être.
Nous en faisons partie.
Et je crois que c’est cela que j’ai envie de faire expérimenter dans mes bains de forêt.
Pas seulement aller dans la forêt pour prendre quelque chose à la nature.
Mais expérimenter corporellement notre appartenance au vivant.
Marcher.
Respirer.
Toucher.
Écouter.
Ralentir.
Et peut-être retrouver, peu à peu, cette sensation profonde :
Je ne suis pas séparée de la nature.J’en fais partie.
« Nous avons oublié quelque chose d’essentiel : nous sommes des êtres vivants parmi les vivants. »
Et vous ?
Est-ce que les incendies, la sécheresse ou les épisodes de chaleur de cet été vous ont touché(e) d’une manière particulière ?
Avez-vous, vous aussi, ressenti quelque chose de difficile à mettre en mots face à ce que vous voyiez ?
Et que pensez-vous de cette idée : ne plus nous considérer comme séparés de la nature, mais comme une partie du vivant ?
Peut-être que cette vision vous est familière… ou peut-être que vous la découvrez.
